Anonyme

Accidenté(e) - le 18/04/17

Tous concerné !

Il est 16h00, le temps pour moi de prendre ma voiture pour rentrer chez moi après une journée de 8 heures de travail. Comme chaque jour, je prends la départementale, la route la plus rapide pour rentrer à la maison, mais cette fois-ci, arrivé au carrefour, une voiture s’insère sur l’embranchement. C’est le trou noir.

 

Après avoir repris mes esprits quelques instants plus tard, de la fumée dans l’habitacle de mon véhicule, je vis qu’une jeune femme me parlait à travers les carreaux fermés. Un secouriste tentait d’ouvrir la porte de mon véhicule, mais sans succès. Du sang plein l’épaule et sur mon t-shirt blanc, je ne comprenais pas ce qui m’était arrivé.

 

50 minutes après l’accident, je suis toujours coincé dans mon véhicule, après être passés par le coffre pour me porter secours, les gendarmes et des témoins de l’accident arrivent enfin à ouvrir la porte de ma voiture. Mon téléphone sonna encore et encore, c’était ma mère qui tentait de m’appeler. Regardant autour de moi, je vis mon pare-brise fissuré, de la fumée se dégageait de mon véhicule, mais que s’était-il passé ? Au loin, j’ai pu apercevoir une autre voiture en travers de la chaussée complètement pulvérisée.

 

1h après l’accident, les pompiers sont enfin arrivés. Un des secouristes m’explique qu’ils vont devoir découper mon véhicule. En état de choc, je fondis en larmes. 20 min après, ils parviennent à me sortir de la voiture et à me mettre sur une civière. À ce moment-là, j’ai pu apercevoir du coin de l’œil, le conducteur de la voiture en travers de la chaussée, en état de choc, j’ai alors compris que le conducteur ne m ‘avait pas laissé la priorité. À cet instant, les gendarmes m’apprennent que le conducteur était alcoolisé et avait dépassé le seuil légal d’alcoolémie.

 

Après plusieurs examens, 8 agrafes à la tête, je m’en sors avec un trauma crânien, je ne réalise pas encore que cela aurait pu être beaucoup plus grave. Quelques semaines plus tard, le 10 mai 2017, je suis auditionné par la gendarmerie, il m’était impossible à ce moment-là de reprendre le volant.

 

Le 7 juin, je reprends le volant avec ma nouvelle voiture accompagné d’une amie, pendant un mois tous les jours, et petit trajet, par petit trajet j’ai repris l’habitude de conduire.

 

1 an plus tard, j’attends le jugement, je suis en colère contre ce conducteur alcoolisé qui m’a laissé des séquelles physiques et psychologiques.

 

Boire ou conduire, il faut choisir !